Dorotea Puente est l’une des pires tueuses en série, et pour cause, elle profitait de la faiblesse des autres pour arriver à ses fins.

Les histoires de true crime nous fascinent par leur côté sombre et mystérieux. Et l’affaire Dorothea Puente en est un parfait exemple. Imaginez une vieille dame, souriante et avenante, qui ouvre les portes de sa pension aux personnes vulnérables… pour finalement commettre des actes horribles derrière cette façade bienveillante.
Si cette histoire vous intrigue, elle fait aussi frissonner les abonnés de Netflix, grâce à la série Worst Roommate Ever. Découvrez ici l’histoire de Dorothea Puente, cette femme qui incarnait le pire cauchemar de ses pensionnaires.
Qui est Dorothea Puente, l’une des pires tueuses en série de l’histoire ?
Dorothea Helen Puente est née en 1929 à Redlands, en Californie, dans une famille brisée. Très jeune, elle fait face à la mort de ses parents, à la violence, et connaît des années d’errance. Cette enfance difficile forge en elle un trouble de personnalité.
Peu à peu, Dorothea développe un talent pour les petites escroqueries, trompant son entourage avec facilité. En 1982, elle est même arrêtée pour avoir drogué et volé des personnes âgées. Mais cette incarcération ne l’empêche pas de continuer.
Après tout, elle sait jouer de son image : celle d’une grand-mère attentionnée, une femme d’un certain âge, en apparence douce comme une mamie aimante.
Dans les années 1980, Dorothea ouvre une pension à Sacramento, en Californie. Avec son grand sourire, elle se met à accueillir des personnes âgées, des sans-abri et des personnes handicapées, leur offrant un foyer en échange d’une petite pension.
À première vue, elle incarne le rêve de la « mamie » bienveillante qui ouvre son cœur et sa maison. Mais derrière cette façade, elle cache un sombre dessein.
Elle cible volontairement des personnes isolées, sans attachés, dont personne ne remarque la disparition. Sous le masque de la bienveillance, elle va jusqu’à se faire passer pour une aide-soignante, se donnant des airs d’infirmière pour gagner la confiance des pensionnaires.
Une fois leur confiance acquise, Dorothea prend le contrôle de leurs comptes en banque, encaissant leurs chèques de Sécurité sociale.
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Des disparitions inquiétantes et des soupçons
Tout commence à s’effondrer pour Dorothea en 1988, lorsqu’une assistante sociale nommée Judy Moise commence à s’inquiéter de la disparition soudaine d’un pensionnaire, Alvaro « Bert » Montoya.
Bert, un homme souffrant de schizophrénie, était très vulnérable, et Judy le suivait de près. Intriguée par les réponses floues de Puente, Judy insiste pour qu’une enquête soit ouverte. Cette persévérance mènera la police à une découverte macabre.
Lorsque la police fouille le jardin de Dorothea Puente, elle découvre l’impensable : sept corps enfouis dans le sol. Des pensionnaires, supposés être en sécurité dans ce foyer, ont en fait trouvé la mort aux mains de celle qui se présentait comme leur protectrice. Un coup de théâtre terrifiant qui démasque enfin la véritable nature de cette « gentille vieille dame ».
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Un stratagème cruel pour s’enrichir sur le dos des autres
Les découvertes dans le jardin révèlent peu à peu l’étendue du stratagème de Puente. Elle droguait ses pensionnaires avec des médicaments puissants, comme le flurazépam, un sédatif, pour les affaiblir.
Une fois qu’ils étaient trop affaiblis pour se défendre, elle les tuait, puis continuait à encaisser leurs chèques, amassant ainsi des milliers de dollars. Les corps de ces victimes sans défense finissaient enterrés dans son jardin, cachés du regard de tous. L’argent continuait de remplir ses poches.
Les victimes de Dorothea étaient souvent des personnes âgées et fragiles, comme Leona Carpenter, Benjamin Fink, ou encore Dorothy Miller.
Chacune de ces vies fauchées montre à quel point Dorothea Puente choisissait minutieusement ses victimes : des personnes isolées, sans proches pour remarquer leur disparition. Les proches, qui pensaient que leurs êtres chers pouvaient sous la garde d’une femme bienveillante, découvrirent avec horreur la vérité.
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Dorothea Puente part en cavale et est arrêtée
Lorsque la police découvre les corps dans le jardin, Dorothea Puente tente de s’enfuir. Elle parvient à quitter Sacramento et prend la fuite jusqu’à Los Angeles.
Mais l’étau se resserre rapidement autour d’elle, et elle est finalement arrêtée. Son histoire captive l’attention des médias de tout le pays : cette petite femme frêle, apparemment sans défense, est accusée d’avoir commis des crimes terrifiants.
En 1993, elle est reconnue coupable de trois meurtres, bien que le nombre de victimes soit sans doute plus élevé. Elle est condamnée à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.
Dorothea Puente clame son innocence jusqu’à la fin, affirmant ne pas être coupable des crimes qui lui sont reprochés. Elle décédera en 2011, en prison, importante avec elle bien des mystères et laissant derrière elle l’image effrayante d’une meurtrière sans remords.
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Une true crime ravivée par Netflix
En 2022, Netflix décide de ravir cette histoire glaçante dans sa série Worst Roommate Ever. Ce documentaire explore les histoires de colocations cauchemardesques, et Dorothea Puente est mise en avant dès le premier épisode. La série captive l’audience en racontant avec force de détails l’horreur vécue par les pensionnaires de cette maison de Sacramento.
Ce qui fascine tant dans cette affaire, c’est le contraste entre l’apparence douce de Dorothea Puente et la réalité de ses actes. L’idée qu’une grand-mère peut commettre de tels crimes pousse à la réflexion : dans certaines situations, les apparences peuvent se révéler trompeuses.
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